Le Collectif Quand L'Art Rencontre (CQLAR) est un acteur culturel de la région Sud Rhône-Alpes - Valence - Drôme-Ardèche.
C'est un Collectif d'artistes et de citoyens engagé dans la rencontre de l'art et du monde d'aujourd'hui, partout où il est ; dans des lieux de production, les espaces de la vie quotidienne, et vers d'autres rencontres inattendues.
à consulter
sur http://expos-du-collectif.over-blog.org
Une conversation qui est l’occasion pour les jeunes artistes de déplorer le manque de lieux ou la frilosité des hôtes pour accueillir les expressions artistiques débutantes. De l’autre côté, un acteur économique qui a à cœur de socialiser le milieu de l’entreprise et qui a déjà expérimenté l’insertion professionnelle des jeunes ou des handicapés. Quel rapport me direz-vous ? Et bien, la démarche en cause est celle de l’exigence de la mixité entre les genres, les personnes, les générations et les milieux. Une mixité pour une richesse permanente nourrie de rencontre et de confrontation des différences.Résultat, les artistes se voient proposer un espace, une usine de métallurgie, à investir le temps d’un week-end. Le pari consiste à s’approprier un lieu de travail industriel et l’aménager pour le reconvertir brièvement en un espace d’exposition, propre à accueillir du public. Le cahier des charges moral impose d’investir l’endroit seulement après le travail des ouvriers, le vendredi après-midi, de le nettoyer et le sécuriser. Alors, la réception du public et l’exposition des œuvres pourront avoir lieu. Ensuite, il n’est pas moins important de rendre l’espace en l’état, pour le retour des salariés le lundi matin. Avec le souci de remettre l’outil à la place ou l’ouvrage l’attend.
Exposition du 14 et 15 janvier 2006Concrètement, la première exposition pendant ce week-end de janvier, a réuni à Valence dans la Z.I. de Briffaut, 6 artistes et un collectif pour autant de techniques ou d’expressions différentes (sculpture métal ou textile, installation - parcours, photo, vidéo, peinture, performance mix-vidéo, maquette, diaporama).Toute la soirée d’ouverture, le samedi 14, ayant été conçue comme une performance générale visant à accueillir le public comme dans un lieu finalement chaleureux, dans une ambiance festive avec des personnages vraisemblables mais décalés qui jouent pour composer une atmosphère évacuant la tension du rapport social et culturel avec l’art. Une autre ambition était de faire pénétrer différemment un univers de production, pas encore délocalisée, pour un public déjà majoritairement acteur ou consommateur de la société des services.Au bilan, cette première soirée du samedi 14 janvier 2006 a été un succès public avec quelques 300 personnes qui ont déambulé ou sont restés avec nous jusqu’au bout, pour une grande part. Une réussite humaine avec la satisfaction des artistes d’assister à ce brassage et cette effervescence autour de la création, cette nouvelle possibilité de rencontre des publics et cette simplicité de la parole. Cette découverte a été partagée avec un public qui nous a dit avoir passé un moment magique de fête. Cela a produit un ensemble d’une belle convivialité et d’une proximité inattendue avec le travail des artistes.Forts de cette belle aventure, quatre des artistes, l’industriel au sourire éclairé de son usine transfigurée, et la plupart des soutiens bénévoles ont souhaité fédérer cette dynamique. Nous avons donc constitué un collectif informel et libre, avec l’envie de donner des suites à cette aventure humaine et artistique originale. Mais attention, pas question de se répéter, de se routiner tranquillement, avec toujours les mêmes recettes pour accueillir et les mêmes œuvres pour contempler.
Au final, une auberge espagnole géante avec une tablée de 80 personnes a clos cette soirée d’ouverture bien après minuit.Le lendemain, les visiteurs ont été accueillis par les artistes eux-mêmes. Le week-end s’est achevé le samedi soir par un décrochage public avec une soupe à l’oignon party, sur l’herbe, organisée par la compagnie Orkidurs avec un groupe d’une dizaine de jeunes bénévoles issus d’un parcours de compagnonnage solidaire.
Cette exposition avec ses richesses artistiques et humaines nous a confirmé dans notre volonté de poursuivreune démarche fondée sur :- Le soutien et l’accompagnement des jeunes artistes notamment ;- Le soutien et la valorisation des partenaires entreprises qui nous accueillent ;- La mixité générationnelle et sociale entre les artistes et avec l’équipe des bénévoles ;- L’égalité et la collaboration entre les participants artistes ou non artistes ;- L’investissement de lieux de travail vivants et du quotidien pour désacraliser l’art ;- Le détournement de l’événement vernissage au profit d’un univers joyeusement décalé ;- La recherche de rencontres et de convivialité avec le public et entre les artistes ;- La volonté de constituer une équipe de partenaires qui puisse construire l’événement de A à Z.Nous souhaitons donc poursuivre notre ouverture vers des artistes de tous les horizons géographiques et artistiques, puisque nous avions des artistes venus de Paris et de Lyon avec ceux issus du noyau valentinois déjà étendu à la Drôme et l’Ardèche. Le mélange des pratiques et des propositions artistiques est également une exigence puisque nous présentions comme précédemment de la peinture, de la photo, de la vidéo mais avec cette fois-ci une irruption de la performance multi artistique ou de théâtre de rue, une multiplication des systèmes d’accrochage,Un ancrage de la vidéo, une pénétration de la sérigraphie sous deux formes divergentes, l’entrée remarquée des mobiles, ligatures, branches et fils, le retour de la chaise transfigurée, des collages et autres surprises, jusqu’à des démarches vidéo-conceptuelles d’étudiants des beaux-arts, et des installations sonores, nocturnes et poétiques. Et encore en oublions-nous peut-être.
Bref, nous avons passé un moment intense de bonheur artistique et humain dans un lieu finalement idéal pour une exposition et avec le soutien prépondérant de notre hôte entrepreneur. Ce souffle nous amène à poursuivre cette dynamique collective et cette recherche de nouveaux lieux et contextes, nouvelles rencontres d’artistes et de publics.























































































